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La mécanique automobile, industrielle et de chantier a le vent dans les voiles, au Québec. Malgré les fermetures d'usines et la diminution du nombre d'entreprises dans le secteur depuis 2001, l'emploi y est stable et les perspectives d'avenir sont même plutôt prometteuses.

«Il n'y a plus de fabricants d'automobiles au Québec, mais on a beaucoup d'entreprises qui oeuvrent dans le domaine de la mécanique, ainsi que beaucoup de concessionnaires d'automobiles et d'ateliers indépendants», dit Carole Larose, directrice du Comité sectoriel de la main-d'ouvre du secteur de l'automobile (CSMOSA). De fait, quand on considère la mécanique automobile ainsi que la mécanique industrielle et de chantier, on réalise l'importance de cette industrie au Québec : la province comprend à elle seule plus de la moitié (53 %) des ateliers mécaniques du Canada!

 

MÉcaniciens/ mÉcaniciennes et rÉparateurs/ rÉparatrices de vÉhicules automobiles, de camions et d'autobus

Environ 4 500 personnes en emploi au Québec (en 2003)

92 % d'hommes, comparativement à 54 % pour l'ensemble des professions (en 2001)

56 % de 45 ans ou plus, par rapport à 50 % pour l'ensemble des professions (en 2001)

Près de 94 % de personnes en emploi à temps plein, contre quelque 82 % pour l'ensemble des professions (en 2000)

MÉcaniciens/ mÉcaniciennes, techniciens/ techniciennes et contrôleurs/ contrÔleuses d'avionique et d'instruments et d'appareillages Électriques d'aÉronefs

Environ 4 500 personnes en emploi au Québec (en 2003)

92 % d'hommes, comparativement à 54 % pour l'ensemble des professions (en 2001)

Forte présence des 25 à 44 ans : 65 %, par rapport à 50 % pour l'ensemble des professions (en 2001)

Faible présence des 45 ans ou plus: 21 %, par rapport à 35 % pour l'ensemble des professions (en 2001)

6 % de personnes en emploi à temps plein, contre quelque 82 % pour l'ensemble des professions (en 2000)

DES MÉCANO CRÉATIFS
Au Québec, l'histoire de la mécanique remonte à la Confédération, puisque la première voiture québécoise, la Taylor, a été fabriquée en 1867 par Henry S. Taylor, un résidant de Stanstead, en Estrie. D'autres Québécois ont aussi été pionniers dans d'autres secteurs de la mécanique: pendant la seconde Guerre Mondiale, la compagnie Thibault était reconnue pour ses machineries militaires et ses camions d'incendie.

IMG2Le Québec a développé, au fil des ans, plusieurs compétences dans la mécanique, que ce soit dans la machinerie d'entreprises forestières du Nord du Québec ou dans la conception d'autobus et de véhicules récréatifs. De fait, le premier véhicule récréatif aurait même été inventé dans la belle province, dans les années 1910!

Sans parler de la motoneige, une invention d'Henri-Émile Casgrain, développée par Joseph-Armand Bombardier. C'est Bombardier, entre autres, qui a permis au Québec de développer une solide industrie de l'aéronautique, notamment dans la grande région de Montréal (Laval, Laurentides, Montérégie et Montréal).

 

TRAVAILLEURS RECHERCHÉS
Il s'est créé partout au Québec une foule de petites, moyennes et grandes entreprises spécialisées dans la mécanique. Un seul coup d'oil au nombre des métiers mentionnés sur toutpourreussir.com le confirme : que ce soit dans l'entretien ou la conception aéronautique, ou dans l'installation de machinerie industrielle dans des chantiers (Abitibi, Côte-Nord et Laurentides), on y trouve plus de 130 professions différentes!

Même dans le secteur automobile, où «il y a une pénurie de bons mécaniciens, de carrossiers et de débosseleurs», dit Suzanne Mercier, responsable de la formation pour la Corporation des concessionnaires d'automobiles de Montréal.

Bref, comme le souligne Emploi-Québec, les perspectives d'emploi sont bonnes en mécanique. Par exemple, dans la région de Lanaudière, environ une entreprise sur trois (32 %) de ce secteur prévoit embaucher du nouveau personnel en 2005. À Québec, la proportion est de 38 %, à Montréal elle est de 42 % et en Montérégie, elle est de 20 %.

 

DE NOUVELLES SPÉCIALITÉS
IMG3La demande de main-d'ouvre des prochaines années risque de ne pas se limiter aux métiers traditionnels. Si on en croit Pierre Lavallée, directeur du Centre d'expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVÉQ), on peut s'attendre à ce que de nouveaux métiers voient le jour à cause de nouveautés dans le secteur du transport avancé, comme les véhicules électriques ou les carburants alternatifs, qui affecteront tous les secteurs de la mécanique.

«C'est une tendance qui a mené des régions du Québec à offrir de la formation adaptée au transport de nouvelle génération», ajoute M. Lavallée. «La Montérégie, les Laurentides et la Mauricie sont des exemples.» À l'Université de Sherbrooke, on peut aussi en apprendre beaucoup sur le rôle de l'électronique et de l'informatique dans la mécanique.

 

L'INDUSTRIE AUTOMOBILE QUÉBECOISE EN QUELQUES CHIFFRES
Au Québec, il y a environ 100 000 travailleurs dans l'industrie automobile. Selon un portrait de l'industrie des services automobiles réalisés par le CSMOSA, la répartition des emplois est sensiblement la même, d'une région à l'autre, entre la vente de voitures neuves (environ 30 %), la réparation (env. 36 %) ainsi que la distribution et la pose de pièces et de pneus (env. 20 %). Depuis cinq ans, les salaires sont à la hausse partout d'au moins 5 %, mais il peut varier en fonction de la région choisie.

Par exemple, en 2004, au Saguenay-Lac St-Jean, à Montréal et à Québec, le salaire moyen d'un mécanicien variait entre 14 et 22 $/h, tandis que dans les Laurentides, dans Lanaudière et en Mauricie, le salaire moyen varie entre 12 et 18 $/h.

 

LA FORMULE UN DANS TOUT ÇA ?
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La Formule un est un bel exemple de ce que l'industrie automobile fait de mieux: des voitures puissantes à la technologie très avancée, pilotées par des professionnels de la conduite automobile qui n'ont pas froid aux yeux. Dans ce sport de pointe, des Québécois font de plus en plus leur place.
Inutile de parler de Gilles et de Jacques Villeneuve, deux générations de pilotes qui ont électrisé les adeptes québécois de course automobile. Leur talent et leur succès mèneront d'autres pilotes d'ici à tenter leur chance en Formule un.
Dans les puits, il y a aussi d'autres personnes moins bien connues qui se sont taillé une place dans la F1. Chez Ferrari, Gino Rosato s'occupe de la logistique de la prestigieuse écurie Ferrari depuis des années déjà. De son côté, l'entreprise Processia, de Blainville, fournit à l'écurie Renault des outils informatiques de conception de pièces automobiles.