Histoire de la santé au Québec
Ce n’est guère avant le début du XXième siècle qu’apparaît un système de santé au Québec, comme dans le reste du Canada. Pendant des siècles, la maladie est en effet considérée comme une fatalité. Il faut attendre la deuxième moitié du XIXeme siècle, avec les découvertes bactériologiques, pour que l’on se mette à parler d’hygiène, de vaccination et de diagnostic. Les véritables campagnes contre les maladies infectieuses qui s’engagent alors (notamment contre les maladies vénériennes, la tuberculose et les maladies infantiles) vont requérir la mise en place d’une infrastructure de santé, d’un personnel formé et d’un fonds pour les financer. En 1919, un ministère fédéral de la santé est créé. Au Québec, le Service de l'assistance publique sera mis sur pied en 1921, suivi l’année suivante par le Service provincial d'hygiène. Ils constitueront rapidement tous deux un véritable ministère de la santé.

Perspectives du secteur
Le secteur de la santé a été désigné comme la priorité du gouvernement québécois. Des réinvestissements majeurs ont eu lieu et d’autres devraient faire suite à l’entente fédérale-provinciale sur la santé survenue en 2004. Le secteur des soins de la santé et de l’assistance sociale devrait ainsi être celui qui génèrera le plus d’emplois nouveaux d’ici 2009. Selon une étude prospective menée par Emploi-Québec, ce secteur devrait créer à lui seul quelques 61 000 emplois, soit près d’un quart des nouveaux emplois de la période. Le vieillissement de la population sera en majeure partie responsable du dynamisme du secteur de la santé. Il ne s’agit pas seulement de l’augmentation des besoins en soins de longue durée, qui sera lié au nombre grandissant de personnes âgées dans notre société. Il faut aussi tenir compte des nombreux départs à la retraite des baby-boomers. Ainsi, plus de la moitié des nouveaux emplois proviendra du retrait du marché du travail de personnes actuellement en poste. En revanche, le secteur de l’assistance sociale devrait connaître une croissance de l’emploi moins soutenue. En effet, les services de garde, qui ont largement contribué à la croissance d’un sous-secteur où l’emploi à augmenté de 70% depuis 1998, verront sans doute leur besoin en main d’œuvre se stabiliser, du fait de l’atteinte des objectifs en matière de places disponibles en garderie.

 

Les métiers recherchés
Les trois quarts des professions du secteur de la santé ont des perspectives d’emploi au moins favorables d’ici 2009. Les techniciens et techniciennes de laboratoire médical, les infirmiers et infirmières auxiliaires, ainsi que les aides-infirmiers et aides-infirmières et les préposés et préposées aux bénéficiaires se réservent des perspectives d’embauche très favorables, faisant ainsi partie des quelques professions privilégiées qui ignoreront à peu près le chômage.

 

 

 

Régions où ces métiers sont en vedette : Partout au Québec

STATISTIQUE SUR CE MÉTIER :

Le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale est le deuxième plus important secteur d’emploi au Québec, tout juste derrière le commerce au détail.

Il occupe 443 000 personnes, soit 12% des emplois québécois et 16% des emplois de service au Québec.

Un travailleur ou une travailleuse sur deux de ce secteur est un employé ou une employée du secteur public.

La santé représente 70% du secteur, contre 30% pour l’assistance sociale.

 

 

Les métiers d’infirmier et d’infirmière
Les infirmiers et infirmières représentent prés d’un tiers des personnes qui travaillent dans le domaine de la santé et de l’assistance sociale. Être infirmier, c’est soigner les malades et aider les plus démunis d’entre nous. Mais, il y a presque dix mille façons d’exercer ce métier et autant de niveaux de responsabilités différents. Selon les études suivies, on peut devenir infirmier autorisé, infirmier auxiliaire ou aide-infirmier. Plus le niveau d’études est élevé, plus le degré d’autonomie est important et le champ de compétence vaste. Un infirmier va pouvoir évoluer dans un centre hospitalier, un centre local de services communautaires (CLSC), un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou une clinique médicale. Il a également la possibilité de travailler de façon autonome en donnant des soins à domicile, d’être salarié d’une compagnie pharmaceutique ou de s’expatrier dans un pays en voie de développement pour le compte d’un organisme humanitaire. Plutôt que de soigner, un infirmier peut en outre choisir d’enseigner, de faire de la recherche ou même de la gestion. Pour finir, il va pouvoir choisir le type de population à laquelle il va offrir ses services, qu’il s’agisse de personnes âgées, d’enfants, de personnes défavorisées, de celles qui requièrent des soins d’urgence, etc.