Régions où ces métiers sont en vedette : Partout au Québec

HISTOIRE DE LA CHIMIE AU QUEBEC
En 1895, l’implantation d’une usine de phosphates à Buckingham annonce la naissance d’une industrie chimique au Québec. Quelques années plus tard, la région de Shawinigan devient le centre de l’électrochimie québécoise. Au début des années 50, l’arrivée de la Canadian Titanium Pigments (Kronos) et de la société Erco fait de Varennes un centre de production important de l'industrie chimique québécoise. Le développement se poursuit dans les années 60, avec l’installation de Pétromont, une filiale de la Société Générale de Financement et d'Union Carbide.

L’essor d’une industrie chimique québécoise a bénéficié d’atouts majeurs, comme la disponibilité d'énergie hydroélectrique en abondance à prix compétitif, l'accès à une source importante de matières premières générées par l'industrie minière, la présence du vaste marché de l'industrie des pâtes et papiers et, jusque dans les années 80, la place de Montréal comme premier centre de raffinage au Canada. Autour des multinationales, qui ont construit l’industrie chimique québécoise, se sont greffées plusieurs entreprises de formulation, qui desservent le marché local avec divers produits tels que les peintures, les produits d'entretien et de nettoyage, les encres et les lubrifiants. Par la suite, d’autres entreprises se sont installées pour fabriquer des produits chimiques fins destinés au marché alimentaire, au secteur pharmaceutique et à l'industrie de l'électronique.

 

LE SECTEUR DE LA CHIMIE AU QUÉBEC
L'industrie chimique constitue un noyau important de l'économie québécoise, puisqu'elle dessert la majorité des autres secteurs industriels, comme ceux des transports, de la construction, des pâtes et papiers et de la production agricole.

Par ailleurs, plusieurs sous-secteurs de l'industrie chimique alimentent le marché de la consommation, avec des produits aussi divers que les adhésifs, les produits alimentaires, les textiles, les peintures, les produits d'entretien et de nettoyage, les produits électroniques ou les cosmétiques. L'industrie chimique, principalement localisée dans la région de Montréal, procure de l’emploi à plus de 15 000 personnes au Québec.

Si l’on exclut le secteur pharmaceutique, cette industrie est constituée de plus de 350 établissements, dont près de 80 % sont des PME (50 employés et moins). Les autres entreprises, concentrant 80% de l’emploi, sont des filiales de multinationales comme, pour le secteur de la pétrochimie, Pétromont, Nova Chemicals, Interquisa Canada, PTT Poly Canada et Pétro-Canada. Dans le secteur des produits chimiques inorganiques, les principaux intervenants évoluent dans les domaines des produits chimiques pour pâtes et papiers (Eka Chimie, Erco Mondial et Nexen Chimie), des gaz industriels (Air Liquide, Praxair et BOC), des pigments (Kronos), des produits du soufre (Noranda) et ceux du chlore (PPG et PCI Canada).

Le troisième secteur, celui de la chimie de formulation, regroupe le plus grand nombre d’entreprises et d’emplois de l’industrie chimique, avec entre autres, le groupe SICO, Laurentide et Protech Chimie (dans les peintures et revêtements), Mapéi Canada, Sika et Fuller (pour les adhésifs et enduits protecteurs), le groupe Avmor, Lavo, Sanimarc, Choisy et Produits chimiques Magnus (dans les produits d'entretien) et Lise Watier, Avon et L'Oréal (dans les cosmétiques).

 

PÉTROCHIMIE ET RAFFINAGE
Les chocs pétroliers des années 70, la crise économique mondiale et le programme énergétique national canadien favorisant l’exploitation du pétrole d’Alberta ont durement touché l’industrie québécoise. Berceau du raffinage au Canada jusque dans les années 80, le Québec voit disparaître quatre des six raffineries de Montréal entre 1982 et 1986. Privée de matière première facile d’accès, de nombreuses usines pétrochimiques ferment leurs portes, comme celles de DuPont, de BASF, de Gulf, de Shawinigan Chemical et les trois unités de Shell chimie.

Aujourd’hui, le complexe pétrochimie-raffinage québécois se compose de trois raffineries et d’une vingtaine d’entreprises pétrochimiques, qui sont essentiellement des filiales de multinationales canadiennes, américaines et européennes. La majorité de ces entreprises se situent dans la région montréalaise. Si la taille de ce complexe pétrochimie-raffinage est relativement modeste en regard de la concurrence internationale, il occupe néanmoins 3 000 salariés, soit 20% de l’emploi de l’industrie chimique québécoise.

 

 

PERSPECTIVES DU SECTEUR DE LA CHIMIE
Malgré des gains importants de productivité, l’industrie chimique québécoise devrait continuer de recruter. Les sous-secteurs des produits de toilette, des peintures et revêtements, des résines synthétiques, ainsi que des savons et nettoyeurs sont les principaux employeurs de l'industrie chimique, avec près de 40% des actifs du secteur.

Du fait du vieillissement de la main-d’œuvre spécialisée dans le secteur pétrochimique, on prévoit d’importants recrutements dans les années à venir de titulaires d'un diplôme d'étude collégiales dans l'une des trois spécialisations de la chimie, dont environ la moitié en technique de procédés.

Le Québec a de nombreux atouts pour tirer son épingle du jeu de la compétition internationale, comme sa situation géographique avantageuse, son réseau de transport et de distribution, et la présence d’une main-d’œuvre très qualifiée. En fait, de l’avis du comité sectoriel de main-d’œuvre de la chimie, toute l'industrie est confrontée à un manque de main-d'œuvre qualifiée qui risque de s’aggraver dans les années à venir. Cette situation va créer de nombreuses opportunités de travail pour les travailleurs du secteur.

 

L'ASSAINISSEMENT DE L'EAU AU QUÉBEC
En 1964, la Cité de jeunes de Vaudreuil signe une entente avec le ministère de l'Éducation pour offrir un enseignement en traitement de l'eau potable et des eaux usées. En 1978, le gouvernement du Québec promulgue la Loi sur l'Environnement et s'engage à investir six milliards de dollars en assainissement des eaux. De nombreux jeunes diplômés en assainissement de l’eau trouvent ainsi des débouchés. Le cégep de Saint-Laurent est la seule institution au Québec qui offre depuis 1969 une formation collégiale dans le domaine. Suite à la tragédie de Walkerton, le gouvernement du Québec a mis en place en 2001 une réglementation plus complète en matière d’eau potable.

En outre, depuis le 1er décembre 2005, toute personne travaillant dans le secteur de l’eau potable doit détenir un diplôme, un certificat ou une attestation délivrés par le ministère de l'Éducation ou Emploi-Québec. Ce renforcement de la réglementation et des besoins de contrôle de l’eau a un impact direct sur la croissance du recrutement de spécialistes en assainissement de l’eau au Québec. On constate déjà que les diplômés du département d’assainissement de l’eau du Cegep de Saint-Laurent profitent d'un taux de placement de 100 %. Ils sont employés principalement dans les installations en assainissement de gestion privée ou publique, mais également dans les ministères de l'Environnement fédéral et provincial, les bureaux de génie-conseil et chez les distributeurs d'équipements.

 

TECHNOLOGUE ET TECHNICIENS/TECHNICIENNES EN CHIMIE

Job titles
Employers
Diploma - Education
Average salary
Job Prospects
2005-09
Chemical technologists and technicians provide support and technical services, or can work independently in chemical engineering, biochemical and chemical research and analysis, industrial chemistry, chemical quality control and environmental protection - Research, development and quality control laboratories
- consulting and engineering firms
- chemical, petrochemical and pharmaceutical companies
- other manufacturing industries, the transformation of public services and public utilities
- healthcare and education
- government institutions
Three-year CEGEP Diploma (DEC) in chemical technicians or chemical techniques or biochemical techniques or techniques in chemical engineering or in a related discipline The title of professional technologist is reserved for members of the Ordre des technologues professionnels du Québec (Order of Professional Technologists of Québec).
$38,000
Good