ORIGINES DE L'ASSURANCE AU QUÉBEC
Si la notion d’assurance est née en Angleterre il y a plusieurs siècles, au Québec, les premières compa-gnies d’assurance ont vu le jour dès le régime français (XVIIe et XVIIIe siècles). Les francophones ont ra-pidement investi le secteur, bien que la finance dans son ensemble ait longtemps été un bastion anglophone. Les mutuelles d’assurance incendie ont été constituées dans les années 1830. La Fédération des mutuelles-incendie du Québec, fondée en 1956, est devenue l’actuel Groupe Promutuel.

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’État était absent du domaine de l’assurance. C’est aujourd’hui un assureur très important (assurance emploi, assu-rance automobile, assurance maladie, etc…).

LE SECTEUR DE L'ASSURANCE
Ce secteur se divise en deux segments, l’assurance de personnes, qui couvre autant les individus contre les ennuis de santé qu’elle prépare leur avenir financier (par exemple l’assurance vie et le contrat de rentes) et l’assurance dommage, qui assure les biens (habitation, automobile, etc…).

L'assurance de personne
Parmi les produits proposés, on retrouve l’assurance vie, bien sûr, mais aussi l’assurance invalidité, l’assurance décès ou mutilation par accident, l’assurance dentaire, l’assurance voyage, l’assurance en cas de maladies graves, ainsi que les contrats de rentes et les régimes de retraite.

C’est un marché florissant que se disputent plus de 127 entreprises au Québec, dont quelques géants (Manuvie, Sun Life, Great-West), des joueurs de taille moyenne (Standard Life, Industrielle Alliance, Desjardins) et une multitude de petites entreprises spécialisées dans des créneaux précis, comme les assurances collectives ou les produits liés aux rentes. Les sièges sociaux des plus grandes compagnies sont situés principalement en Ontario, mais elles possèdent à Montréal d’importants bureaux régionaux.

L'assurance de dommage
L’assurance de dommages, appelée assurance générale ou IARD (Incendies, Accidents, Risques Divers), compte au Québec 1 800 entreprises (compagnies et cabinets de courtiers), représentant un chiffre d’affaires global de six milliards de dollars. Elles embauchent quelque 23 000 personnes, dont plus de 11 000 professionnels certifiés de l’assurance – agents, courtiers et experts en sinistres – dont le travail est réglementé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) du Québec.

PERSPECTIVE D'EMPLOI DU SECTEUR
Les perspectives d’emploi de ce secteur sont exceptionnelles.
Pour l’assurance de personnes, malgré la vague de fusions et acquisitions de ces dernières années, le secteur est en pleine croissance. Le vieillissement de la population et son inquiétude face au système de santé ne font qu’alimenter davantage cette croissance. Il est par exemple significatif que la mise en place en 1997 du régime d’assurance médicaments n’ait pas entravé la progression du secteur ces dernières années. De leur côté, les assureurs de dommages manquent cruellement de main-d’œuvre qualifiée, car non seulement l’industrie est en expansion (notamment chez les assureurs «directs», qui entrent en contact avec les consommateurs par l’intermédiaire de leurs agents), mais aussi parce que beaucoup d’employés, baby-boomers, prendront bientôt leur retraite. Selon un sondage commandé par la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages, ce sont plus de 4 000 postes qui seront à pourvoir au Québec d’ici la fin de 2008, ce qui correspond presque au tiers de leur effectif actuel.

LES MÉTIERS DE L'ASSURANCE
Des exemples de métiers de l’assurance

Tarificateur-vie
Le tarificateur-vie est responsable de fixer la prime d’une police d’assurance vie. Comme le montant de cette prime dépend du risque pris par la compagnie d’assurance, le tarificateur-vie doit d’abord évaluer l’état de santé de son client. Il peut se faire aider par un médecin, mais a souvent lui-même des connaissances médicales assez poussées pour s’y retrouver dans les dossiers médicaux. Dans certains cas, il peut dépêcher une infirmière chez un client pour un prélèvement d’urine et de sang. Les compagnies d’assurance recrutent maintenant des personnes titulaires d’au moins un diplôme d’études collégiales en sciences, mais favorisent les candidats ayant un intérêt pour la santé ou des connaissances connexes, comme les infirmières qui souhaitent changer de carrière.

Expert en sinistre
L’expert en sinistres est le « Sherlock Holmes » de l’industrie. Chaque fois qu’un assuré déclare un sinistre (vol, inondation, accident de la route…), l’expert en sinistre va mener son enquête auprès de l’assuré, de la police, d’éventuels témoins, voire des avocats du client, afin de rédiger son rapport dans lequel il va établir les circonstances du sinistre et son importance. Pour faire un bon expert, il ne faut pas simplement bien connaître les contrats de l’assureur avec qui on travaille. Il faut aussi être à l’aise sur le terrain et faire preuve de tact avec les assurés et de psychologie. Certains experts travaillent chez un assureur ou pour une firme indépendante d’experts en sinistres, alors que d’autres, les « experts publics », défendent la cause des assurés.